Rapport détaillé de la 12ème édition du festival cinéma des peuples d’Imouzzer Kandar.

Le CCI à organisé du 12 au 15 Novembre 2015 la 12ème édition du festival cinéma des peuples au complexe culturel d’imouzzer Kandar.

la première journée :

La manifestation a débuté le jeudi 12 novembre à partir de 17h00. La cérémonie d’ouverture officielle a connue l’assistance, dans une salle comble, d’un public autochtone, de visiteurs, d’invités du festival, de représentants des autorités locales et provinciales en plus de conseillers communaux et des médias.

La chaleur humaine a connu son apogée lors de l’hommage posthume rendue à l’âme de feu Mohammed Bastaoui, moment caractérisé par le témoignage vivant présenté par l’artiste polyvalent Aziz Hakim, à l’encontre de son ami décédé.

Cet instant à été enchainé par le visionnement du dernier court-métrage de Mohammed Bastaoui “cendre de volcan” de la réalisatrice suisse Maria Nicolie et par l’offre de cadeaux symboliques et lucratifs, présentés par le gouverneur de la province de Sefrou, à la veuve de l’artiste : l’actrice Souad Nejjar .

Dans le deuxième volet un témoignage à été rendu par le directeur artistique du festival, le critique Ahmed Sijilamssi en faveur du réalisateur algérien Cherif Aggoune qui a reçu des présents symboliques et financiers avec à l’affiche la projection de son long métrage “ l’Héroïne ” en fin des festivités d’ouverture.

Il est à signaler, qu’avant les hommages, des discours ont été prononcés par le directeur du festival M, Rami, le directeur de l’institut français  de Fès Christophe Steyer , le représentant de l’IRCAM Ibrahim Hasnaoui et le représentant du festival Off-Courts de Trouville de France.

Ils ont tous confirmé la valeur du Festival comme manifestation culturelle, artistique et évolutive, oeuvrant à valoriser les cultures et les coutumes des peuples du monde, et comme étape de célébration du cinéma peuples concrétisant l’esprit de coexistence pacifique et de tolérance.

Après une pause café le jury du festival a été présenté présidé le réalisateur Marocain Azlarabe Alaoui est composé du réalisateur tunisien Mouiz BelHassan, le scénariste-réalisateur et critique français Hugues Fléchard, la chercheuse Marocaine Ilham Bouriki, et l’experte, réalisatrice et documentaliste Fatima Ben Salem Erreragragi .

Suite à cela la première tranche des films en compétition a été révélée il s’agit de :
-    «  Les jours d’été» du réalisateur marocain Imad Badi
-    « L’énigme» du réalisateur marocain Sbaai Fidae
-    « Le sucre » du réalisateur allemand  Armin Mobasseri.
-    « Absence 11» de la  réalisatrice française Lorena Feleï
-    « Qui suis-je» du réalisateur algérien Salem Kamouni
-     « Si la mer se meurt » du réalisateur français Lorris Coulon.

La deuxième journée:

La matinée du 13 novembre fut réservée à la mise en lumières du Festival Badalona de Barcelone dans le carde des invités et à l’après midi la deuxième partie des films en compétition a été présentée :
-    « Gnawa » du réalisateur marocain My jaafar El badi.
-    « Le dernier galop» de la réalisatrice marocaine Zineb Chafchaouni
-    « Le chiffre 13» du réalisateur marocain Lakhdar El hamdaoui.
-    « Tour du rien» du réalisateur belge Patrick Louwerce.
-    « Carte Postale» de la réalisatrice canadienne Sandrine Brodeur-Desrosiers.
-     « Vibration» du réalisateur français Alban Van Wassenhove
-     « Pomme d’Adam » du réalisateur marocain Zouhair Jilali.
-    « Les cendres du volcan» de la  réalisatrice Maria Nicollier
-    « Mon cartable» du réalisateur marocain Mohamed Ahazzaoui.

A 17h00 le long métrage «Androman» a été présenté en présence de son réalisateur Azlarabe Alaoui. A ce propos la salle était comble du public réagissant avec ferveur aux événements du film, à sa thématique et à la manière de sa réalisation.

la troisième Journée :

Le samedi 14 novembre a été particulièrement caractérisé par l’organisation d’un colloque sous le thème “documentation de La Mémoire Cinématographique Marocaine : réalité et horizons” en deux parties: la première étant l’objet d’un historique en 20 minutes du film “les héritiers de lumière”, documentaire réalisé par Bouchta El Machrouh.

Les activités du colloque étaient dirigés par le directeur artistique le professeur Ahmed Sijilmassi. Quatre intervenants ont participé à la première assise à savoir : Mohammed El Bouayadi traitant d’une partie de la biographie du réalisateur Mohammed Ousfour et des différentes phases de son expérience créatrice cinématographique.

Il a appelé à la nécessité de revenir sur le cumul du père du cinéma marocain par sa relécture, sa compréhension et sa catégorisation.
Ensuite le docteur Mohammed Lemrini El Ouahabi a intervenu se concentrant sur les cotés du cinéma coloniale français et espagnol et s’appuyant sur des chiffres détaillés du nombre des films tournés au Maroc pendant la période de la colonisation. Après Amer Charqui a traité le thème du film documentaire et son rôle dans la sauvegarde des traditions. Il a en même temps signalé la nécessité de reconsidérer ce type de films dans l’espace cinématographique marocain. Enfin Bouchta El Machrouh a présenté les nouvelles donnes, autour de l’histoire du cinéma au Maroc, obligatoires pour réintérroger la tradition cinématographique marocaine en passant par la recherche de plus de vérités.

Quant à la deuxième assise elle a connu l’intervention de quatre autres professeurs qui sont :
Mohammed Zaroual relevant le rapport des médias marocains avec la documentation de la mémoire cinématographique mettant l’accent sur l’expérience des médias électroniques. Ensuite le Docteur Fouad Quachachi en a présenté un modèle partant de son étude de l’expérience du ciné-club d’imouzzer Kandar et des exemples de publications du club vus sous l’angle de la restauration de la mémoire historique. Puis Ahmed Arroube a insisté sur l’échec des marocains dans la considération des traditions cinématographiques notamment les institutions responsables du domaine. En dernier lieu le Professeur Youssef Aît Hammou a posé des interrogations sur l’avenir nécessitant la reconsidération de la tradition cinématographique marocaine étant une fierté. A l’occasion il a appelé à la démocratisation du champ en le reprochant du citoyen.

Le colloque a pris fin par des interventions typiques de l’assistance montrant l’importance du thème choisie qui a suscité des réactions positives aux interventions, aux idées, aux analyses et aux suggestions.

Durant l’après midi la troisième partie des films en compétition a été projetée à savoir :
-    « M’berra» de la réalisatrice marocaine Hajar Sita.
-    « Panier de la mort» du réalisateur marocain Med Harmas.
-    « Par les Escaliers» de la réalisatrice française Anne-Marie Bouchard.
-    « La fille de la moissonneuse… » de la réalisatrice albanaise Marsilda Balla.
-    « Opération Trouville» du réalisateur français Ran Miliaro
-    « BOUT-A-BOUT» de la réalisatrice marocaine Asmae El Moudir
-    « Ennemies» du réalisateur bulgare Hristo Simeonov.

A 16h30 le long métrage “Aida” du réalisateur Driss Lemrini a été visionné en présence d’un public mixte nombreux en salle pleine. Ce dernier a réagi favorablement à tous les films marocains au programme.

A 18h00 des courts-métrages créés par des jeunes d’Imouzzer Kandar et d’autres villes marocaines, dans le carde du laboratoire de créativité cinématographique, ont été visionnés en plein air sous la supervision, pour la deuxième année successive, de spécialistes français en partenariat entre le CCI, Off-Courts Trouville et l’IRCAM (ce laboratoire a débuté une semaine avant l’ouverture de la douzième édition du Festival entre le 5 et le 11 novembre). Ces projections ont été bien accueillies par les habitants de la ville, les intéressés du festival et tous ses invités.

Il est à savoir que le nombre des courts-métrages produits grâce à ce laboratoire était de 15 dont les thèmes étaient différenciés, le plus important étant le composant linguistique, culturel et de civilisation Amazigh.

Les jeunes créateurs ont bénéficié d’une formation théorique et scientifique intense dans le domaine et de fréquentation des praticiens français à commencer par l’écriture du scénario, la réalisation, le cadrage, les prises de vue, le son … Par la suite les intéressés ont entamé, par groupe, des tourganes et des réalisations supervisés par les encadreurs français du laboratoire.

A 19h00 les prix de la compétitions ont été décernés, dans la salle du complexe culturel, aux lauréats après la lecture du rapport du jury. Ainsi le grand prix a été octroyé à Imade Badi pour son film “Les Jours d’été”, celui du jury à Hristo Simonov pour son film  “Ennemies“, le troisième de valorisation de la culture d’un peuple à Hajar Sita pour “M’Berra”, celui de la meilleure image à la marocaine Asmae El Moudir pour “Bout-à-Bout” et le prix du public a été remis à l’algérien Salem Kamouni pour son court métrage “Qui Suis-je”.

Il est à noter que les films en compétition étaient au nombre de 22, ce sont des courts métrages de jeunes réalisateurs marocains, algériens, bulgares, français, allemands, belges, suisses, albanais et canadiens.

la quatrième journée:

Le dimanche 15 novembre et dernier jour du festival deux nouvelles publications du CCI ont été présentées et signées. la première, en partenariat avec l’IRCAM, et intitulée “ les composants de la culture Amazigh dans le cinéma marocain” et la seconde, neuvième livre du club, est sous le titre “lumières sur la tradition cinématographique marocaine”.

Au début le président du club Mustafa Akharzouz a estimé le temps record du production de ces deux ouvrages et les défis relevés par le bureau exécutive du club et par l’administration du festival pour garantir la continuité des éditions annuelles du Club qui sont l’image rayonnante de son activité culturel cinématographique. Juste après le professeur Driss Azdoud de l’IRCAM, ayant rassemblé les matières du premier ouvrage et coordonné entre les écrivains, les chercheurs et les critiques, a présenté le contenu de ladite publication qui est en somme un regroupement des travaux du jour d’étude organisé par l’IRCAM en partenariat avec le festival cinéma des peuples dans sa 11ème édition de Novembre 2014.

Ce livre ,édité à l’imprimerie Al Horya de Fès est fait en 96 pages, de volume moyen, est présenté dans sa partie arabe par le professeur Ahmed Assid et composé de même par cinq interventions :
- “les composants de la culture Amazigh dans le cinéma marocain: particularité et acculturation” écrite par Ibrahim Hasnaoui.
- “l’Amazigh dans le cinéma marocain : entre l’implicite et l’explicite ” de Mohammed Zaroual
- “l’esthétique du court métrage Amazigh” de Mustafa Oufqir
- “le sacré des coutumes Amazighes dans le film : les trésors de l’Atlas”, de Said Chamlale
- “la comédie dans le film Amazigh : aspects des particularités culturelles Amazighes” de Fouad Azroual

En ce qui concerne la partie en français du livre elle est faites de deux interventions, la première “illusion” de Driss Azdoud et la deuxième “les symboles de la culture Amazighe dans les films marocains” écrite par Tijani Saadani.

Plus tard le directeur artistique du festival, qui a coordonné entre les différentes parties, a présenté le contenue du deuxième livre illustré par des photos signalant le changement vécu par le Festival cinéma des peuples dans son édition de 2015 qui consiste dans l’organisation de colloque de “ la documentation de la mémoire cinématographique au Maroc: réalité et horizons”

Le jour suivant le livre intitulé “Lumières sur les traditions cinématographiques marocaines”, édité à l’imprimerie Al Horya de Fès en 180 pages de volume moyen a été signé.

Il est composé dans sa partie Arabe par l’introductions de Abdellah Arfaoui sur le ciné-club d’Imouzzer et des six interventions suivantes :
- “l’Hitorisation du cinéma marocain, qui en est responsable?” d’Ahmed Sijilmassi.
- “La tradition cinématographique marocaine à travers le cinéma colonial” du docteur Mohamed Lemrini El Ouahabi.
- “Le besoin insistant pour valoriser Mohamed Ousfour”, écrite par Mohamed El Bouayadi.
- “Nouvelles donnes autours des débuts du cinéma au Maroc”, de Boucha El Machrouh.
- “Les médias et le cinéma au Maroc: de la fonction informative au service de la documentation”, de Mohammed Zaroual.
- “Des profils de l’apport des festivals dans la documentation de la mémoire cinématographique marocaine : lecture dans les publications du festival cinéma des peuples comme modèle”  de Fouad Quachachi.

Son volet français est constitué de trois interventions:
- “A propos de l’importance des traditions filmiques” de Ahmed Arribe.
- “Pour Faire du cinéma marocain une tradition” de Youssef Aït Hammou.
- “Le documentaire et l’écriture  contre l’oubli et la marginalisation” de Amer Charqui.

Enfin à 15h00 a eu lieu la clôture de la douzième édition du festival cinéma des peuples par la projection du film “Le Facteur” du réalisateur Hakim Nouri suivie par un public très nombreux mixte et d’âges différents.

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