Le film amazigh a l’honneur au festival

100_0434A l’échelle nationale, l’on remarque que de nombreuses villes ont poussé ça et là dans des régions qui ont été favorables à leur croissance et à l’épanouissement, certes relatif parfois, mais certain pour un bon nombre de leurs habitants. Ces villes ont leurs universités, leurs instituts et leurs grandes écoles. Elles ont leurs infrastructures développées, leurs centres culturels, leurs complexes sportifs et de loisirs nombreux et diversifiés. Ces villes savent et surtout peuvent organiser de grands événements. Elles peuvent faire leur cinéma et le fêter comme il se doit.
Et Imouzzer dans tout cela ! Que possède-t-elle ?
Imouzzer est certes riche de sa nature luxuriante et de la chaleur humaine des ses hommes et de ses femmes, mais elle manque de tout en matière d’infrastructures, de tissu industriel agissant et compétitif, d’établissements de formation supérieurs et j’en passe. Pourtant, un feu anime de nombreuses bonnes volontés dans ce lieu de passage entre des villes mieux loties et plus nanties. Grâce à ces bonnes volontés, un festival de cinéma est né, il y a de cela onze ans.
Oui, vous avez bien lu, un festival de cinéma dans ce lieu ‘improbable’. Grâce à ces bonnes volontés, non seulement on peut voir des films nationaux, mais aussi ceux des peuples lointains. Pour qu’il n’y ait ainsi aucune ambigüité à ce sujet, ils ont donné à leur manifestation annuelle le nom « festival du cinéma des peuples ». Quelle leçon d’amour, de générosité et de tolérance que d’accueillir au cœur de l’Atlas les peuples du monde à travers leurs cinématographies respectives ! Quelle détermination des hommes et des femmes de ce pays authentique et accueillant !
Votre détermination force le respect et vous le savez très bien car, pourquoi sinon viendrions-nous, de si loin pour certains, pour participer avec vous à cette fête annuelle du cinéma des peuples ?
Pour ma part, je veux vous dire merci pour tout ce que vous faites, merci de persévérer et de professionnaliser davantage vos équipes de bénévoles en les mettant en contact avec d’autres professionnels venus d’ailleurs, merci de nous permettre de rencontrer tous ces réalisateurs, jeunes et moins jeunes ainsi que tous ces chercheurs venus eux aussi pour faire état des réflexions qu’ils mènent sur les domaines de l’image et du cinéma.
A bientôt… à la centième édition.       Dr. Driss Azdoud

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