10ème édition du festival du cinéma des peuples 2013

Dixième édition du festival du cinéma des peuples 2013

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L’ouverture de la dixième édition du festival cinéma des peuples d’imouzzer kander est une parfaite réussite au vrai sens du terme. Un scénario bien ficelé pour lancer les travaux d’un festival du cinéma. Le cinéclub d’imouzzer, le locomotive de cet événement phare, a choisi de garder le sang froid et mener avec beaucoup d’humilité son combat post-militantisme.

L’allocution du président du ciné-club El Mostapha Akharzouz a marqué un instant de réflexion autour de ce que nous pouvons l’appeler une déception sans dégâts, en faisant allusion à la maigre subvention attribuée par la fameuse commission d’aide aux festivals du cinéma au Maroc. Le festival a voulu transformer cette édition en un événement grandiose via l’instauration des prix avec des trophées et assurer un rayonnement de plus en plus attrayante.

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Le feu d’artifice n’est pas le quotidien de cet événement, s’ajoute à cela la présence des stars marocaines qui ont choisi de se tenir ce festival parce qu’il milite pour les principes nobles d’une action cinématographique. Les habitants de la ville d’Imouzzer, expriment leur joie de côtoyer des stars en se livrant aux cérémonies de photos, qui reste un acte fort dans une petite ville qui vit sur la marge. Ce qui rend les gens plus heureux et fiers de leur ville.

L’hommage rendu à deux réalisateur, Saâd Chraibi, et Taïeb Louhichi, deux parcours qui de ressemblent, issus des ciné clubs, ils ont connu les méandres d’un cinéma qui se conjugue au militantisme et à un engagement d’intellectuels qui veulent rendre au cinéma ses lettres de noblesse.

Le témoignage de Saâd Chraibi a était un hommage à ce festival surtout quand il parlé de son sentiment d’être grand dans un petit festival. La grandeur vient d’une action en profondeur et d’une approche citoyenne.

La deuxième journée du festival Cinéma des peuples à Imouzzer a été ouverte par la présentation de la carte blanche donnée au festival Off-Courts Trouville.

En guise d’introduction de cette carte blanche, Samuel Prat, directeur d’Off-Courts Trouville a fait une brève présentation de ce festival, de sa genèse, de sa vocation et de ses projets divers et variés qui ne cessent de mobiliser, depuis la création de ce festival en 2000, des artistes d’horizons divers venus des quatre coins du monde, pour participer aux Laboratoires de création numérique, au Marché du film, aux soirées du court, etc.

Samuel Prat a expliqué comment d’un petit événement, Off-Court Trouville est devenu actuellement un haut lieu de la création sous toutes ses formes et un rendez-vous incontournable réunissant non seulement les réalisateurs et amateurs du court métrage, mais aussi des créateurs d’autres disciplines musique, arts visuels, nouveaux médias.

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A l’issue de la projection des films programmées dans le cadre de cette carte blanche, Samuel Prat a répondu aux questions de l’assistance qui ont porté notamment sur les perspectives de collaboration entre des festivals marocains de cinéma et Off-Court Trouville et plus particulièrement sur les modalités selon lesquelles des créateurs marocains en herbe pourraient profiter d’Off-Court Trouville en tant que plate-forme dédiée à la promotion des jeunes talents.

Au troisième jour le regard était braqué sur le colloque qui a eu lieu au complexe culturel d’Imouzzer, un moment d’appréhender un sujet épineux  » Fonction de l’image cinématographique dans le domaine maghrébin » . Des spécialistes, des chercheurs et des critiques de cinéma ont pris la parole pour enrichir le débat et apporter des réponses à plusieurs problématiques inhérentes à ce sujet.  Le public n’était pas exclu de ce débat puisque le point de départ des organisateurs de ce colloque se base sur une disparité relative à la réflexion. Il faudrait noter que plusieurs critiques de cinéma ont remis en cause leurs interventions lors de la remise de la version finale pour l’édition dans le cadre des actes des colloques. Cette pratique bien  consolidée par le Festival du cinéma des Peuples d’Imouzzer Kander, émane d’un souci majeur de produire au lieu de se cantonner dans un espace de diffusion.

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Des ateliers ont pris une place considérable dans le champ d’action du Ciné- Club d’Imouzzer. Pour cette année deux ateliers,  » La réalisation » animé par Brahim El Idrissi et  »  » L’analyse filmique » animé par Youssef Aït Hammou. Ils étaient destinés aux jeunes étudiants et des adultes intéressés par la culture cinématographique. Ces ateliers favorisent l’émergence d’un public averti, le public de demain, sans prétention de produire des critiques de cinéma ou des réalisateurs.

Le grand moment attendue du festival est celui de la cérémonie du remise des Prix du 10ème Festival du Cinéma des peuples. Le Grand prix du 10ème festival a été attribué au film « et moi «  du rélaisateur marocain El Houssin Chani, le prix spécial du jury à été remporté par le film « les larmes salées » de l’Albanaise Marsilda Balla, alors que le prix de la meilleure image est revenue au film « 1944 » des allemands Filip Piskorzynski et Anton Pleva et celui récompensant la meilleure mise en valeur de la culture d’un peuple a été décerné au film « Testament » du amrocain Allal Alaoui. Le prix public est allé au film « le vent qui souffle » du réalisateur français Lris Munos.

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Le jury du Festival, présidé par le cinéaste marocain Ali Essafi, était composé de l’actrice marocain Fatima Atef, de l’écrivain et poète marocain Hassan Id Belkacem, du réalisateur Tunisien Wassim El Koribi, et de l’universitaire et critique de cinéma algérien Elias Boukhemoucha.

La présente édition a connue aussi la signature de la septième publication du CCI « le sens du sacré dans le cinéma maghrébin » qui regroupe plusieurs contributions en arabe et en français, portant sur le thématique du sacré dans les films du Maghreb,  cet publication est le fruit de la colloque de la précédente édition. ils y trouveront des contributions aussi intéressantes les unes que les autres, écrites par Elias Boukhemoucha (Algérie), Azzeddine Khattabi, Mohammed Zeroual, Mohemmed El Bouayadi, Brahim Zarkani, Saïd Chemlal, Moulay Driss Jaïdi, Mahmmed Chouika, Youssef Aït Hammou et Hamid Tbatou.

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