Colloque du Festival

Documentation de la mémoire cinématographique au Maroc : réalité et horizons

     Le colloque, qui sera présenté au complexe culturel d’Imouzzer Kandar durant la matinée du 14 Novembre 2015, est un moment fort de la 12ème édition du Festival cinéma des Peuples.

     Il abordera le thème de la « Documentation de la mémoire cinématographique au Maroc : réalité et perspectives (horizons) ». Des critiques et enseignants chercheurs marocain, français, algériens, tunisiens et mauritaniens y collaboreront.

     Il est à signaler que les travaux du colloque seront regroupés dans un livre qui sera publié en 2016 et figurera parmi les publications du Ciné-club d’Imouzzer.

Plate-forme du colloque :

     Le Maroc est considéré parmi les rares précurseurs arabes et africains qui ont découvert le cinéma (tournages et projections) depuis son avènement grâce aux frères lumières en 1895.

     Des sources fiables affirment que les premières images cinématographiques prises au Maroc datent de 1896 ou 1897. De plus la première projection des frères lumières a été visionnée au palais royal de Fès à l’époque du sultan Alaoui Moulay Abdel Aziz en 1897. Ensuite des salles de cinéma initiale ont vu le jour dans des villes marocaines telles que : Fès, Tanger et autres.

     Plus-tard en 1916 une loi a été décrétée en vue d’organiser le travail dans ces salles commerciales. Alors des sociétés étrangères, et en tête des françaises, ont afflué au Maroc afin de réaliser des tournages de films. En conséquence un long métrage fut réalisé en 1919 sous le titre « Destin » (مكتوب) qui fut suivi par une série de films et documentaires variés dans et en dehors du cadre de ce qu’on nommait « le cinéma colonial» , puis les studios Souissi de Rabat ont ouvert leurs portes en 1944, date à laquelle le CCM à été fondé en tant qu’institution publique de tutelle du domaine cinématographique dans le pays.

     En outre, après une absence presque totale de techniciens et de réalisateurs marocains sous le protectorat, les premières promotions de cinéastes autochtones marocains furent formées dans différents pays. Ainsi la filmographie a débuté lentement pour proliférer d’une décennie à l’autre. Parallèlement à cette quantité filmographique des associations cinématographiques ont organisé des Festivals, des rencontres diverses et édité des publications ….

     Par ailleurs celui qui s’intéresse à l’histoire du cinéma marocain ne peut omettre des interrogations telles que :

-          A-t-on pensé sérieusement à la documentation de notre mémoire cinématographique au long de ces années (depuis 1896 jusqu’à nos jours) ? (s’il y en a)

-          Est-ce qu’on dispose actuellement de livres, de films et d’autres travaux (productions) historisant notre jeune expérience et témoignant par la parole, le son et l’image des étapes de notre longue histoire cinématographique (environ 120 années)  et permettant aux étudiants des instituts cinématographiques, audiovisuels et autres, d’approcher cette histoire artistique ?

-          Quel est le responsable, en premier lieu, de cette documentation ? Est-ce le ministère de la communication et le CCM ? Ou l’université marocaine et les centres de recherches scientifiques y adhérant ou non ? ou les critiques préoccupés par l’histoire cinématographique ? Ou encore tous rassemblés entre autres ?

-          A quoi est dû notre retard dans le domaine de la documentation de la mémoire cinématographique ?

-          Quelles sont les contraintes et les difficultés contrecarrant cette activité ?

-          Quelles solutions peut-ont suggérer pour pallier à cette insuffisance ?

     Ce sont des questions qu’on soumet aux participants au colloque comme sujet d’étude et d’analyse en plus d’autres questionnements que peut présenter chaque intervenant afin d’enrichir le débat du point de vue théorique et scientifique.

Ahmed Sijilmassi

Traduit par

Mohammed Mendari

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